Les différents types de peurs

Les différents types de peurs

La peur est une émotion que nous peinons parfois à maîtriser. Elle affecte nos capacités mentales, engendre des malaises physiques et peut provoquer un véritable blocage. Notre sujet du jour concerne les types de peur. On parle de peurs mais aussi de phobies. Ces deux notions font l’objet de quelques différences.

Quelles sont les 3 catégories de peur ?

La peur est une émotion naturelle qui surgit lorsque l’on appréhende une menace, un danger. Il est ainsi fréquent que l’on ait peur du noir, de certaines espèces animales comme les requins et les crocodiles ou des personnes qui nous sont inconnues. La peur est une bonne chose dans certains contextes car elle nous aide à prendre conscience des risques que nous encourons. Dans ce cas, l’émotion est présente aussi longtemps que nous sommes en présence du danger et s’estompe dès qu’il s’est estompé. Ce type d’émotion n’affecte pas notre capacité à réagir.

Certaines peurs sont cependant considérées comme irrationnelles. Elles engendrent des réactions démesurées et sont injustifiées. Les personnes concernées savent pertinemment que leurs peurs vont à l’encontre de la raison mais elles ne parviennent pas à les surmonter. L’anxiété est tellement forte qu’elle peut se métamorphoser en panique. On parle alors de phobie, une forme de peur qui est handicapante. Ces perturbations émotionnelles affecte plus ou moins gravement notre potentiel habituel.

Les peurs et phobies https://www.alpe-therapie-breve.fr/peur-phobie/) sont classées en 3 catégories :

– Les peurs/phobies spécifiques qui se manifestent dans des situations précises. Elles sont provoquées par des animaux ou des objets.
– Les peurs/phobies sociales se caractérisent par une anxiété, un malaise plus ou moins important dans un contexte social. Elles sont provoquées par le contact physique, l’observation d’autrui, etc.
– L’agoraphobie se traduit par la peur des situations et endroits dont il est difficile, voire impossible de s’échapper. C’est la peur des espaces clos ou découverts, des endroits où il y a du monde, du fait de se retrouver loin de chez soi….

Les peurs simples ou peurs spécifiques

Les peurs simples sont les plus communes. Elles peuvent parfois être évitées et sont relativement simples à gérer. Ces peurs spécifiques sont classées en 5 sous-catégories, à savoir :

– les peurs animales : peur des souris, des araignées, des chiens, des cafards, des oiseaux…
– les peurs en rapport avec l’environnement naturel : peur de l’eau, des orages, des hauteurs, du vide…
– les peurs situationnelles : peur des ponts, de l’avion, des tunnels, des ascenseurs, de conduire…
– les peurs liées aux sentiments : peurs d’être seul, d’être heureux, d’avoir peur…
– les peurs afférentes à l’apparence et/ou au physique : peur de la nudité, de la laideur….

Ces peurs spécifiques touchent entre 6% et 10% de la population. La peur simple n’est pathologique que si elle handicape la personne qui en souffre.

Précisons que ces peurs et phobies peuvent se manifester dès l’enfance. Le risque de développer ces peurs est accru lorsque d’autres membres de la famille ont eux-mêmes des peurs spécifiques. Cependant, il existe des solutions pour traiter ces peurs qui peuvent se muer en phobies.

Les phobies sociales

Les phobies sociales sont particulièrement handicapantes. On parle aussi de trouble d’anxiété sociale. La peur peut être provoquée par une réunion en perspective, un entretien d’embauche, un examen oral…. On a peur du regard et du jugement des autres, ce qui conduit souvent à se dévaloriser. En d’autres termes, c’est la peur de ne pas être à la hauteur.

Certaines personnes qui souffrent des phobies sociales ont par exemple peur de prendre la parole en public par crainte de rougir, de bégayer ou simplement de ne pas “savoir” réagir. D’autres personnes redoutent de se retrouver avec des inconnus qui peuvent les jauger et les juger.

Les phobies sociales sont probablement les peurs les plus gênantes car elles anéantissent l’estime de soi. Si ces peurs ne sont pas contrôlées, elles peuvent engendrer des troubles à l’instar de l’alcoolisme et la dépression.

Elles risquent également de conduire à la solitude car la personne concernée se referme progressivement sur elle-même. Quand on est atteint d’une phobie sociale, on éprouve souvent le sentiment de ne rien valoir et on perçoit les autres comme meilleurs que soi. La plus banale erreur comme une erreur de prononciation est perçue comme extrêmement embarrassante. La perspective de rencontrer un supérieur hiérarchique peut provoquer des tremblements incontrôlables.

Les phobies sociales concernent environ 13.5% de la population. Ces phobiques ont souvent une vie sociale limitée.

Il est possible de combattre et de vaincre les différents types de peurs. Le processus n’est pas facile mais il existe des méthodes efficaces comme la thérapie brève pour apprendre à aller de l’avant. La progression se fait en douceur, avec l’accompagnement de professionnels qui proposent des stratégies sur-mesure.

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *